Winter Break, ou l’art de passer d’un océan à l’autre

Être assistant de français et étudiant dans une université américaine, cela veut également dire bénéficier des vacances scolaires, et notamment du Winter Break.

Le Winter Break, en ce qui me concerne, est une longue période d’un mois entre les deux semestres. Un mois de vacances, cela offre la possibilité de s’évader et de faire un périple qui donne le vertige.

Mon Winter Break? 39 jours. 7 états. 4 fuseaux horaires. 6 avions. 7 bus. Près de 10000 miles parcourus.

Tout a commencé par la conférence à Washington, DC. Cette conférence qui réunit tous les assistants Fulbright présent aux États-Unis donne aussi le vertige. 399 assistants, venant de 48 pays et représentant 33 langues différentes. Un concentré de cultures et de façons de penser réunit pour quelques jours intenses. Vouloir décrire ces quelques jours n’est pas chose aisée. D’ailleurs, je ne suis pas certain de pouvoir le faire. La seule chose que je puis dire, c’est qu’il s’agissait d’un moment unique qui dépasse ce que l’on peut s’en imaginer avant d’y aller.

 

Après cette réunion hors norme, le vrai périple pouvait commencer. Et quoi de mieux pour commencer que de traverser une première fois le pays d’est en ouest? C’est donc à San Francisco, au bord de l’océan Pacifique, que l’aventure commence.IMG_8964

San Francisco, ce sont des collines qui rendent toute escapade pédestre une véritable séance sportive, des maisons colorées et exubérantes, des restaurants qui proposent tous les types de gastronomie possibles et imaginables, des forêts, des plages et des gratte-ciels, et bien entendu, les incontournables: le Golden Gate Bridge et l’île d’Alcatraz, pour n’en citer que deux. San Francisco est une expérience artistique et culturelle unique. Elle offre un concentré, un mélange des cultures de manière libre – c’est véritablement une ville libérée! C’est un bonheur pour les sens et pour l’esprit.IMG_9019

C’est ensuite à Los Angeles que mon périple m’a conduit. Ville immense, tout aussi variée que San Francisco mais sur une étendue beaucoup plus importante, qui donne moins l’impression de concentré de vie. Los Angeles, ce sont bien sûr Hollywood, Beverly Hills et le Walk of Fame, tous ces endroits que l’on voit dans les films, les séries TV et les magazines. Mais ce sont aussi des quartiers plus populaires avec une forte influence hispanophone, une culture urbaine et parfois, oui, la misère. Los Angeles peut être déroutant, de par l’immensité de la ville notamment. Et il est difficile d’avoir un seul avis sur la ville. IMG_9243

Las Vegas fut l’étape suivante. Au beau milieu du désert, quelques kilomètres de béton et d’apparences. Le bling-bling est roi, le faux est ordinaire, et les supermarchés populaires sont les voisins des casinos de luxe. Las Vegas donne le vertige, avec tous ces bâtiments, toutes ces couleurs, toutes ces lumières, et cette démesure. Il est facile de s’y laisser entraîner et de s’y perdre. Mais c’est certainement pour ça que l’on y va, je suppose.

Pour fuir, le temps de quelques heures, ces lumières et cette démesure, on peut s’aventurer dans le désert. Plus ou moins loin. Jusqu’au Grand Canyon pour les courageux. Le Grand Canyon. L’une des sept merveilles du monde. Un paysage à couper le souffle – et pas forcément à cause du froid qu’il y fait en hiver. Un de ces endroits qui nous fait nous sentir très, très petits. Un endroit presque magique.IMG_9507

Nouvel An a été célébré cette année à la Nouvelle-Orléans. Changement radical d’environnement, de culture. La Nouvelle-Orléans, c’est une atmosphère européenne, une authenticité, une simplicité et une certaine douceur de vivre. Ce sont des rues aux noms français, bordées par des bâtiments d’inspiration méditerranéenne, où l’on peut déguster des spécialités créoles avant de se laisser envoûter par des magiciens vaudous.Les habitants de la Nouvelle-Orléans savent faire la fête – ce n’est pas pour rien que le Mardi Gras y est réputé! – mais ils n’oublient pas leur histoire, même sombre. Un peu en-dehors de la ville, on peut visiter les plantations où travaillaient les esclaves. La Nouvelle-Orléans, c’est ce mélange entre festivités et histoire, culture et modernisme.

Orlando a été l’étape suivante. Ou plutôt, Universal Orlando. Étape obligée lors d’un passage en Floride, le parc émerveille petits et grands avec ses attractions et ses « quartiers » inspirés des films parmi les plus célèbres: Jurassic Park, Marvel, et bien sûr, Harry Potter. On vient y chercher l’adrénaline, des sensations fortes, mais on y trouve également cette part d’enfance qu’on garde tous dans un coin. IMG_9892

Il était ensuite temps de faire un tour sur les plages de l’océan Atlantique. Et quoi de mieux pour le faire que de se rendre à Miami, ville où le mot « hiver » n’existe pas, où l’on se promène au milieu des bâtiments Art Déco colorés avant de se prélasser sur l’immense plage de South Beach pour ensuite sortir dans les restaurants et bars de Ocean Drive. C’est aussi un point de départ idéal pour partir découvrir les Keys, ce chapelet d’îles qui s’arrête à Key West, où l’on peut prendre une photo à côté d’une construction indiquant qu’il s’agit du point le plus au sud du des États-Unis continentaux, et précisant que nous ne sommes qu’à 90 miles de Cuba – pour un voyageur compulsif, se trouver s’y près d’un pays sans y aller peut être frustrant.

Malheureusement, il n’était pas prévu que l’hiver se passe entièrement sous les cocotiers. La dernière étape, Chicago, fut brutale. Imaginez: vous êtes à Miami, où il fait environ 25-27°C; vous prenez un avion, et trois heures plus tard, vous atterrissez à Chicago où il fait -17°C. Ce genre de choc thermique fait mal. Heureusement, Chicago est une ville merveilleuse, où l’on passe son temps à marcher la tête en l’air pour voir le sommet des gratte-ciels, où n’importe quel restaurant ravit les papilles, et où la culture semble surgir à chaque angle de rue de jour comme de nuit.

 

39 jours. 7 états. 4 fuseaux horaires. 6 avions. 7 bus. Près de 10000 miles parcourus. Ce Winter Break était intense, épuisant, incroyable, hors norme et assez dingue. Et quelque part, il a été rendu possible par le programme Fulbright qui me permet de passer cette année dans ce pays immense que sont les États-Unis.

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