Un court mardi à l’ambassade

Quand j’ai reçu le mail proposant les différentes dates de rendez-vous à l’ambassade américaine en vue de l’obtention du visa, je l’ai ouvert assez rapidement. Me disant que j’avais le temps je suis tout de même allé vérifier le nombre de personnes qui avait déjà pris position sur une date. Et là, je me suis rendu compte que la plupart d’entre nous avait répondu au Doodle avec une diligence peu commune et qu’il ne restait qu’une place pour le 21 juillet : place que je me suis appropriée car c’est celle qui m’arrangeait le mieux… Je m’en excuse auprès de tous ceux qui auraient voulu cette date à quelques minutes, voire quelques secondes, près et qui ont vu mon nom s’inscrire dans le dernier espace disponible. Je ne peux qu’imaginer la haine féroce que vous devez nourrir à mon égard…

Pour me faire pardonner, je vais vous raconter mon expérience à l’ambassade avec l’espoir qu’elle vous sera d’une quelconque utilité ou que, du moins, elle vous fera sourire.

Je suis arrivé au rendez-vous donné par Séverine Peyrichou pile à l’heure, celui-ci était fixé une demi-heure avant notre rendez-vous à l’ambassade. Vous pourriez donc vous dire, quand vous recevrez votre convocation, que vous pouvez arriver une dizaine de minutes après l’heure fixée par Séverine… Il n’en est rien, tout s’enchaîne très vite, il vous faudra trouver le lieu de rendez-vous, vous garer éventuellement (vélo pour ma part, voiture pour d’autres mais en plein Paris je le déconseille), signer le DS-2019, coller le joli sticker Fulbright sur votre passeport et vous diriger vers l’ambassade.

Vous y serez accueillis par une équipe sympathique mais quelque peu brusque et expéditive. J’avais déjà eu un premier rendez-vous à l’ambassade avant mon premier séjour (beaucoup plus court) aux Etats-Unis et les gardes à l’entrée étaient bien plus détendus. Effet Vigipirate ou période rouge lié à la saison estivale, ils étaient plus stressés que lors de mon premier passage en janvier 2013 (en période creuse donc), soyez donc attentifs à leurs instructions pour éviter les éventuelles remarques désagréables.

Une fois dans l’ambassade, vous êtes sauvés, ou presque. J’ai l’impression que nos démarches se sont déroulées bien plus rapidement que celles des autres usagers et vous serez accompagnés de bout en bout par Séverine ainsi que par le personnel de l’ambassade. L’entretien se passera de manière très amicale et informelle si vous avez la chance de tomber sur une personne aussi sympathique que celle qui m’a prise en charge. En entendant entretien, on peut penser qu’il s’agira d’une rencontre avec un officiel dans une pièce à part mais vous le passerez en fait à un guichet, de manière transparente et en présence de l’ensemble des personnes présentes à l’ambassade. En général on ne vous posera qu’une ou deux questions informelles sur l’objet de votre départ aux Etats-Unis.

Si quelque chose ne se passe pas comme prévu, gardez votre calme. Ils ont eu du mal à retrouver mon formulaire DS-160 dans leur fichier mais ça a fini par s’arranger. Ils vous diront que j’ai fait paniquer mes camarades et Séverine en leur lançant des regards désespérés, les yeux débordants de larmes mais c’est totalement faux et je nierai jusqu’à la fin de ma vie ces accusations calomnieuses. Je suis resté fier et fort comme un roc quand la machine administrative américaine a tenté de me broyer, sans succès. Au demeurant, tout devrait bien se passer si vous pensez à apporter l’ensemble de vos documents !

Une fois l’entretien informel terminé, on vous annoncera que vous recevrez votre passeport contenant votre visa d’ici une semaine environ. Vous pourrez sortir de l’ambassade avec votre groupe. A cette occasion vous pourrez profiter de la personnalité agréable des gardes qui sont bien moins stressés par votre sortie que par votre entrée. Ils vous feront profiter de leur registre de blagues très étendu en vous demandant s’ils peuvent conserver votre smartphone (que vous aurez laissé à l’entrée) ou en faisant des jeux de mots sur Fulbright (comme le très classique “folle bright”). Sauf erreur de ma part, nous avons passé moins d’une heure à l’intérieur de l’ambassade.

Voilà, vous avez triomphé de l’ambassade des Etats-Unis. Vous êtes une héroïne, ou un héros. Vous avez affronté l’impérialisme et fait triompher le particularisme français !

Plus sérieusement, à la sortie, on sent qu’on a passé une étape de plus. Tout comme à la clôture de la journée d’orientation, j’ai davantage pris conscience du fait que je partais. Partir pour mieux revenir, c’est ce que j’ai appris de mes précédentes expériences à l’étranger. Certains comprendront ce que je veux dire, d’autres auront un avis différent du mien et d’autres encore se forgeront leurs propres avis au cours de cette expérience unique. C’est aussi ce qui rend le départ si beau, c’est qu’il est différent à chaque fois et pour tout le monde. Vous allez partir, nous allons partir, vous êtes peut-être déjà partis et cette première étape n’est que le début d’un long voyage… (…administratif : #IEE, #DS-2019, #référent, #ConservezTousLesPapiersMêmeLesBrochuresExplicativesDansLeDouteOnSaitJamais).

IB

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