Semaines 4 et 5 ou “the dark side of America”

Ces deux dernières semaines auront été marquées par des faits sur l’autre Amérique; celle de la pauvreté et des discriminations.
Tout d’abord, nous avons effectué une demi-journée de “community work” autrement dit de bénévolat caritatif. L’équipe du Poverello Center nous a accueillis pour nous sensibiliser à la situation précaire dans laquelle vivent les Sans-Logis. Après nous avoir présenté le fonctionnement du centre, l’équipe nous a proposé d’aider à l’organisation des stocks et à l’entretient des alentours du centre. Une fois notre mission accomplie, nous sommes allées déjeuner avec les pensionnaires. Cela nous a permis d’échanger un peu avec eux. J’ai été choquée de voir le nombre de vétérans qui sont désormais à la rue.
La deuxième étape de notre périple nous a amenés à Charleston, Caroline du Sud. Malgré son magnifique centre historique, Charleston et surtout l’état de Caroline du Sud sont des lieux où une grande partie de la population souffre de pauvreté. Même si toutes les minorités sont touchées par ce problème, la communauté afro-américaine y est particulièrement vulnérable. La visite du Old Slave Mart (le Vieux Marché aux Esclaves) transformé en musée et la rencontre avec divers intervenants à l’ Avery Research Center for African American History and Culture, nous ont fait prendre conscience du fait que malgré l’abolition de l’esclavage et la lutte pour les droits civiques, les noirs sont toujours les laissés pour compte du rêve américain. La pauvreté, les discriminations – en particulier celles de la police – et par conséquent l’absence de pouvoir sur le plan législatif font qu’il reste encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre l’égalité des chances.
Même triste constat lors de notre séjour à Washington D.C. Bien que résidant dans un des quartiers les plus aisés et proches du Capitole, nous avons aussi été les témoins de la situation désespérée de ceux qui vivent en marge de la société. L’endroit étant très touristique, les services proposés aux étrangers font tout pour cacher cette réalité et j’ai trouvé choquant la stigmatisation des Sans-Logis.
Les cours
Homelessness in the U.S. and Experiential Education: Dr. Daisy Rooks
Ce cours a été l’occasion de préparer notre visite au Poverello Center. Daisy Rooks nous a d’abord expliqué comment les États-Unis définissaient le statut de Sans Domicile Fixe. Puis elle nous a présenté les principales causes de ce phénomène ainsi que les actions qui sont menées pour aider les victimes à retrouver un logis. Le lendemain de notre travail bénévole au Poverello Center, nous avons eu l’opportunité d’échanger sur notre expérience.
Introduction to African American Studies: Dr Tobin Shearer
Tobin Shearer a abordé l’histoire des Afro-américains afin de préparer notre voyage à Charleston. Il a évoqué les événements clés de ce passé très sombre: la définition de la négritude, le commerce de l’esclavage, la vie dans les États du Sud et la lutte pour les droits civiques. Il a également présenté les enjeux à venir de cette communauté.
Regionalism in America: Dr. Rob Saldin
Rob Saldin nous a permis d’établir une première esquisse de l’état de Caroline du Sud et de la ville de Charleston. Sa présentation a aussi bien inclus des éléments historiques, géographiques, sociétaux que culinaires et langagiers.
Les activités
Les Farewell Dinners:
Le dernier repas dans le Montana a eu lieu au LoloCreek Steak House et j’avoue n’avoir fait qu’une bouché de son steak de 800 grammes! A Washington D.C., c’est dans un restaurant de tapas que nous avons célébré la fin de l’aventure Fulbright.
La messe du dimanche à la Charity Missionary Baptist Church:
Cette messe a été pour moi l’occasion de faire une comparaison. En effet, il y a quelques années, lors d’un séjour à New York, je m’étais déjà rendue dans une église pour voir comment se déroulaient les messes de l’autre côté de l’Atlantique. Celle de la Charity Missionary Baptist Church était plus intime; les sermons du révérend portaient davantage sur la vie quotidienne. Quant à la touche d’humour de ce dernier et à sa prêche charismatique, nous avions plus l’impression d’assister à un One-Man Show qu’à la messe du dimanche !
Walking Tour of Old Charleston :
Première visite de la ville avec un guide exceptionnel. Tous les grands événements ont été passés au peigne fin : la piraterie, la traite des esclaves, la lutte contre les Anglais et la guerre de Sécession.
Visite de la Charleston Charter School :
Les Charter Schools sont des écoles privées qui proposent aux élèves plus de cours orientés dans une filière précise; par exemple, celle que nous avons visitée offrait un programme approfondi en sciences, en particulier en mathématiques et en technologie.
Middelton Plantation :
Pendant notre demi-journée de libre, Perttu, mon collègue Finlandais, et moi avons visité l’ancienne plantation de Middelton : la maison des maîtres, les cabanes des esclaves, les rizières et surtout les marais, habitats naturels des alligators, infestés de moustiques !
Le Capitole :
Notre guide a énuméré les moments clés de l’histoire de ce bâtiment : création, personnages marquants de l’histoire des États-Unis, œuvres artistiques symbolisant la gloire du pays.
Les rendez-vous avec les officiels :
Nous avons eu l’honneur d’être reçus dans le bureau de Jon Tester, sénateur du Montana, au ministère de l’Éducation, et au ministère de l’Intérieur où Ms. Macon Barrow nous a remis nos diplômes.
Le baseball :
Nous avons assisté à la rencontre entre les Washington Nationals et les Cincinnati Reds. Malgré un jeu plutôt décevant de la part des Nationals, la soirée a été une réussite. De l’hymne nationale aux vendeurs de hot dogs : cette expérience a été une véritable plongée dans la culture américaine.
Le 4 juillet :
Être à Washington D.C. le 4 juillet, c’était la cerise sur la tarte ! De la parade sur la Constitution Avenue au feu d’artifices sur le Mall, cette journée restera gravée dans ma mémoire.
Remerciements:
Je tiens avant tout à remercier M. Recoing, le principal du lycée Julie-Victoire Daubié, qui a soutenu ma candidature. J’aimerais également témoigner ma reconnaissance aux élus locaux et régionaux, aux responsables du Ministère de l’Éducation et du Ministère de l’Intérieur, ainsi qu’à l’ambassade américaine. Je voudrais aussi mentionner le travail de la commission Franco-Américaine qui m’a permise de préparer ce séjour dans les meilleures conditions. Quant à l’université du Montana, chaque membre a su faire de cette expérience un succès: un grand merci à Deena Mansour pour son accueil, à Brooke Beighle pour son enthousiasme, à Melissa Wardlow pour sa gentillesse et son efficacité, à Patrick O’Connor pour ses explications pointues, à Hauna Hochstetler pour ses conseils en country music, à Sean McQuillan pour ses contacts politiques,   et surtout à Rob Saldin qui a réussi à supporter mes blagues!
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Une réflexion au sujet de « Semaines 4 et 5 ou “the dark side of America” »

  1. Manger un hot dog en regardant un match de baseball et finir son voyage à Washington, c’est une superbe fin de voyage ! Votre voyage a dû être très enrichissant, j’aimerai beaucoup faire ce genre de voyage plus tard !

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