Les premières semaines sur la côte Ouest

Ce moment où l’avion décolle, où le territoire français, européen, s’éloigne, c’est à ce moment là que beaucoup de personnes sentent qu’ils partent vers quelque chose de différent, qu’ils dépassent les frontières mêmes de leur propre pays.

J’avoue que je n’ai pas encore bien réalisé moi même que j’avais traversé les frontières du paysage européen tant l’atmosphère qui règne ici ressemble à celle d’un pays européen. Les barrières que les hommes se sont données, les frontières, ne sont aujourd’hui (ou tout du moins au moment où j’écris) que quelque chose d’abstrait qui ne les divisent que dans les actes; mais ces barrières n’existent plus vraiment surtout au sein du monde occidental.
Ici, les mêmes préoccupations qu’en Europe.

Qui sera le prochain président américain? Que va-t-il se passer après le Brexit? Qu’est ce qu’on regarde à la télé ce soir?
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L’automne arrive déjà à Berkeley, même si le temps est toujours au beau fixe avec des températures avoisinant les 25°C
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L’architecture est très similaire à celle des bâtiments européens

C’est à la fois drôle et passionnant de se retrouver tant éloigné du monde duquel on vient géographiquement, et pourtant d’être si proche au niveau des pensées et des idées du monde dans lequel on se trouve. Ces dernières années, avec la montée du nationalisme dans les pays occidentaux, la tendance est plutôt à expliquer que les pays doivent rester éloignés les uns des autres. Mais c’est en découvrant des pays si éloignés de nous géographiquement que l’on se rend compte que la tendance devrait plutôt être à l’unité. C’est toute une culture qui possède les mêmes références, les mêmes racines, les mêmes idéaux. Il suffit de parler à quelqu’un dans la rue à Paris ou à San Francisco; à Londres ou à New York; à Amsterdam ou à Miami et l’on se rend compte que la distance n’est effectivement que dans les actes. Les gens auront toujours le train de vie occidental, s’intéresseront à leurs sports favoris, seront inquiets pour leurs prochains, et iront travailler.
Le plus flagrant peut être reste l’utilisation des services liés à internet. Il n’y a pas de différences entre un utilisateur de smartphone ici et en France. Les mêmes applications sont installées, les mêmes services sont utilisés.

Commande une pizza à Domino’s Pizza! Prépare un Uber, je dois aller à l’aéroport!
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Une petite vue sur la Baie de San Francisco

Alors bien sûr les différences existent quand même, mais beaucoup ressemblent à s’en méprendre aux différences que l’on peut noter lorsque l’on va visiter un autre pays européen.
La langue déjà. Mais le tourisme en Europe se fait souvent en anglais, donc il n’y a pas grande différence.
La nourriture aussi. Mais ici encore il n’y a pas plus de différences qu’avec des pays européens. Le mode de vie américain est un mode de vie particulier en cela qu’il est peu fréquent de manger à la maison le soir. Les proportions qui sont servies dans les fastfood sont par ailleurs supérieures par un facteur de deux aux portions habituellement servies en Europe.
Si il y a bien un changement à noter cependant, c’est le rapport au travail. Les américains ne compte pas leurs heures. Et si ils manquent quelques jours parce qu’ils sont malades, c’est vraiment parce qu’ils sont au bord de l’agonie. La culture du travail est quelque chose qui existe bien aux Etats Unis, c’est pourquoi être sans emploi reste l’un des pire fardeau. Dans les grandes métropoles comme San Francisco, la quantité de sans domicile est assez désastreuse. Les pays européens ont certes un problème de sans domicile, mais ils arrivent mieux à le gérer, tout du moins en apparence.

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San Francisco by day

Cependant, après avoir comparé notre mentalité, notre culture en tant que français à la culture américaine, il faut constater quelque chose d’important. Il y aura toujours des différences entre les civilisations, toujours des choses qui sont mieux, d’autres qui sont moins bien qu’ailleurs. Mais tout cela est très subjectif, et des critères qui nous paraîtront mieux ailleurs, paraîtrons pour certains mieux ici. Et c’est ici que débute toujours les tensions que ce soit entre les pays ou entre les personnes, d’une différence de culture, ou d’éducation ou de fonctionnement qui parait fondamentale et qui appelle toujours à une augmentation des conflits. C’est ainsi que la religion Islamique en France est tant persécutée, par cette différence entre culture judéo-chrétienne et culture islamique.
N’est il pas trop facile de critiquer toujours, de ne jamais vouloir essayer de comprendre la culture qui n’est pas la notre? Ne faut il pas arrêter au final de toujours critiquer ce que les autres font différemment?
C’est à mon sens la seule manière qu’il y a de découvrir le monde et dans le même temps de se découvrir soi même. Si avant de critiquer la culture étrangère, un effort d’insertion et de compréhension de cette culture était réalisé, les choses que l’on ressent comme positive dans cette culture pourrait être améliorées dans notre propre culture. Il ne suffit pas de vivre au sein d’une civilisation pour la comprendre, il faut faire l’effort continu de la comprendre. Mais ce n’est qu’à travers cela, que la paix, et l’harmonie des peuples pourra être possible.
Au final, le voyage en tant que tel est une découverte du monde mais par cela même une découverte de soi, et de sa propre culture. Les voyageurs ramènent dans leur quotidien l’expérience d’un autre monde, et cela ne peut qu’être bénéfique pour le développement des civilisations.

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